Il s’appelle Colum McCANN, j’ai trouvé un exemplaire de son dernier roman sous le sapin familial, le matin de Noël. Il est irlandais et traduit chez Belfond. Je n’avais jusqu’à maintenant jamais rien lu de lui. C’est chose faite. « Et que le vaste monde poursuive sa course folle » nous parle d’orgueil, de vanité mais aussi de ces racines qui nous portent autant qu’elles nous nourrissent et qui fondent notre identité humaine, la seule qui vaille peut-être qu’on y consacre un peu et pourquoi pas – ne mégotons pas – l’essentiel de son temps.
Il fait déjà chaud dans la grosse pomme, le 7 août 1974, quand une silhouette sombre décide de défier les lois de l’équilibre et de la pesanteur entre les tours jumelles… En bas, il y a Jaz, Claire, Corrigan, Solomon, Gloria, Sable et les autres… Leurs chemins se croisent. Peut-on ? Doit-on s’arracher à ses amarres ? Rester ? Partir ? Rentrer ? Collaborer ? Résister ?
Ce bouquin satisfait notre désir de voyage, de musique et d’odeurs… Chaque personnage de cette Amérique ébranlée dans ses certitudes donne lieu à un portrait « en zoom en gros plan », à une histoire et une trajectoire… un destin.
J’ai bien aimé. Merci au PN et à ses précieux auxiliaires des CL…


par mascaret
03 jan 2010 à 12:50
« Que nous importe à toi et à moi un bon acrobate, tu seras cette merveille embrasée, toi qui brûles, qui dure quelques instants. Tu brûles, sur ton fil tu es la foudre, ou si tu veux encore un danseur solitaire. Allumée je ne sais par quoi qui t’éclaire et te consume à la fois c’est une misère terrible qui te fais danser. Le public ? Il n’y voit que du feu, et croyant que tu joues, ignorant que tu es l’incendiaire, il applaudit l’incendie. » Extraits du funambule de Jean Genet
Un coucou à Sophie qui nous envoie ses voeux d’Equilibre et de Légèreté avec une photo extraite de la chorégraphie d’Angeli Préjocaj sur le texte de Jean Genet
Celui qui écrit en vers danse sur une corde. Il marche, sourit salue, et ceci n’a rien d’extraordinaire jusqu’au moment où l’on s’aperçoit que cet homme si simple et si aisé fait tout cela sur un fil de la grosseur d’un doigt. Paul Valéry
par 26rdb
04 jan 2010 à 16:03
Merci à toi Mascaret pour ce moment de poésie qui fait aussi joliment écho à l’exploit de ce grand Petit. Si tu en as le temps, je t’invite à lire le bouquin de cet infernal irlandais. J’aime cette littérature qui nous parle de nous et de notre difficulté à donner sens à nos actions, sans jamais nous faire désespérer de nous. Bonne année à toi et aux tiens.